Les masques, ces meilleurs amis si encombrants

S´ils ne protègent pas à 100% du Covid-19, les masques font partie de l´arsenal de gestes barrières qui doivent nous protéger dans les prochains mois, en attendant d´hypothétiques vaccins ou médicaments. Donc ils sont très utiles.

Et pourtant, ils ont aussi un inconvénient majeur : ils réduisent notre capacité à nous connecter et à communiquer avec les autres, nos proches mais aussi tous les inconnus que nous rencontrons ici ou là : commerçants, coiffeurs, policiers, médecins, etc.

En effet, on sait depuis longtemps combien le vocabulaire, le ton de la voix, notre position, nos gestes et toutes nos expressions faciales comme le sourire sont au moins aussi importantes que ce que nous disons pour nous faire comprendre.

Parler avec un masque, c´est un peu comme s´exprimer au téléphone ou par écrit... sans les émojis ! Certaines émotions ne sont exprimées que par la partie basse du visage, le dégoût ou le doute, par exemple. Pour les petits comiques, l´humour aussi en pâti. Si je vous dis "n´importe quoi, c´est nul !" sans qu´on voit mon sourire, vous ne comprendrez peut-être pas qu´il s´agit de second degré.

Le sourire d´ailleurs a une vraie fonction sociale, il fait partie du pack politesse dans à peu près toutes les cultures de la planète. 

Face à l´inquiétude, son absence devient un vrai problème quand l´interlocuteur est un enfant, une personne agêe ou un malade qu´il s´agit de rassurer. Plus pratiquement encore, on lit tous sur les lèvres sans savoir, en particulier ceux - nombreux - qui ont des problèmes d´audition.  

Si - mais je n´en suis pas sûr - cela ne réduit pas le niveau de protection face au virus, on a donc envie de suggèrer aux soignants les visières ou de dessiner un sourire sur leur masque, ce qui a sans doute été fait ici ou là. 

Avec un masque sur la bouche et le nez, j´essaie d´être attentif à ma propre voix car ça me semble primordial : contrôler ma respiration, bien ar-ti-cu-ler, parler suffisamment fort (mais pas trop) et plutôt lentement deviennent des techniques indispensables pour me faire comprendre du premier coup et donc gagner du temps.

Utiliser davantage de gestes est aussi un moyen de palier ce problème, comme secouer la tête, montrer le pouce, faire des clins d´oeils, bref être conscient qu´on a perdu le sourire.

La bonne nouvelle, c´est que ça met en valeur le regard... espérons que le virus ne nous impose pas non plus des lunettes de protection.

Alors comment faire en sorte que les masques nous protègent du virus sans pénaliser nos interactions sociales ? Comment mieux utiliser notre corps pour compenser ?  

Si vous souhaitez travailler cette question avec vos équipes, en salle ou online, contactez-moi : je peux vous aider.

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